9 janv. 2010

Ella et le train

Après quelques heures d'autobus, j'arrive dans la région centrale du Sri Lanka. J'admire la vue qui change avec les premières montagnes qui s'offre sur ma route. Les champs de thé sont partout, partout, partout. Je peux admirer le travail de cueilleurs qui patiemment arrachent les feuilles de thé les unes après les autres. Sur leur tête ont peut voir un sac attaché par un bandeau dans lequel ils déposent les feuilles lorsque les mains sont  pleine. Certaines journées le travail s'effectue sur un terrain plat, d'autres en pente très escarpé, détrempé et boueuse. Ça me semble être une tâche qui demande beaucoup de dextérité, d'endurance et de patience. Je descends à Ella. Aussitôt sortis du bus, je m'assoie à la première table du premier restaurent et commande une bonne tasse de thé. Le thé est très bon, mais ce qui attire  mon attention est le contenu de pots en terre cuite recouvert de papier journaux. J'apprend que ce sont des pots de yogourt. Le lait de buffle est caillé dans les pots de terre cuite et servis avec miel de palmiers. Très savoureux et ça me procure une bonne dose de pro biotique. Le miel est produit de la même façon que l'ont fait le sirop d'érable au Canada. Le cueilleur grimpe le haut palmier, fais une entaille et place un contenant pour récupérer la sève. On réduit de moitié le liquide en faisant bouillir, 50% du produit va au propriétaire du terrain, 50% au fabricant/cueilleur. Je choisi trois endroit à visiter depuis mon guide de voyage. J'engage un Tuk-Tuk pour faire la tourner et choisir un endroit ou dormir et déposer mes bagages.

La première journée j'emprunte un sentier au milieu des champs de thé et me rend sur le sommet d'une montagne nommé Little Adam's Peak. Je jongle avec les Poi tout en regardant le couché de soleil au milieu des nuages, moment de contemplation. À la noirceur je descends les étroits sentiers, m'arrête soudainement et éteins ma lampe frontale. Je peux voir de petits feux, des groupements de maisons ici et là et quelques courbes sombre formé par les rangés d'arbres à thé. Ça sent la fraicheur des montagnes, les curies qui mijotent un peu plus bas et l'odeur de fumé. J'entends quelques conversations coloré en Sinhala, comme un chant d'échanges familiales et chaleureuse après une longue journée de travail. Je prend quelques grandes respiration et déguste ce moment de lucidité.

Lendemain matin, beau soleil. J'en profite pour laver mon linge (à la main) et l'étendre sur une corde. Après un déjeuné chargé et épicé, j'enfile mes souliers et monte sur un sentier qui m'amène sur les rails d'un chemin de fer. Rapidement je constate que c'est un endroit très fréquenté. Hommes, femmes, enfants, animaux, insectes.. tout le monde emprunte le chemin de fer pour se rendre quelques pars. Ça semble être sécuritaire, les chiens s'endorme entre les rails. On ne peut pas vraiment marcher rapidement car il faut respecter la distances entre les poutres de soutient. Je m'habitue et accepte de marcher tranquillement (ppfff!). Rapidement je me rend compte qu'il n'y aura pas d'indications. Je sais par contre le nom de la montagne que je vais grimper: Ella Rock. Après 45 minutes sur les rails je demande 'Ella Rock?' et ont m'indique de tourner un peu plus loin. J'arrête à une maison ou il y a quelques bouteilles d'eau et autres trucs à vendre. J'achète un fruit que je ne connais pas. La dame à les deux pieds dans une rigole et se tient devant une chaudière métallique remplie d'un liquide bleu-mauve. Elle y trempe des vêtement blanc et les essors. La curiosité me démange, mais il y a encore la barrière des langues.. on s'échange quelques sourires et expressions. Je comprendrais plus tard que ce liquide bleu rend le linge blanc plus blanc que neige.. c'est donc ça leur truc! Je continus la marche vers Ella Rock. Je descend une pente escarpé et arrive dans un petit village d'environs 20 maisons. Humm, es ce par ici? J'arrive nez à nez avec un chien pas content de voir ma face blanche se pointé sur son territoire. Heureusement il est enchainé et je recule rapidement en sifflant. Bon.. par ou on va maintenant? Je rebrousse chemin et rencontre une dame. Comme la plupart des femmes de montagne au Sri Lanka, elle porte une jupe de coton à l'arrière teinté de terre et quelque peu déchiré dans le bas par les sentiers. Elle porte un cellulaire dans sa main. Je lui demande 'Ella Rock?'. 'Come!'  me répond elle en anglais. D'un pas déterminé et rapide elle défile le long des sentiers avec ses petites sandale de plage ultra  usées sans glisser et sans même regarder ses pieds. Mon égo est touché.. je dois faire des efforts pour garder la vitesse malgré les très bon souliers 'antidérapant' que je chausse. On prends quelques sentiers, tous au milieux de plantations de thé et sans indications, aucune. Les points de repère ne me semble pas évident à découvrir. Après 10 minutes je constate qu'elle continue la route et s'est auto-engagé à être mon guide. Hummm.. Je tente de savoir ou elle se rend, mais aucune réponse. On arrête un peu plus loin. Je lui explique que je veux seulement des renseignements et non pas engager un guide. Elle commence à me parler de 40 - 50$ par jour et tout le tralala (ppffff!). Je lui donne 100 roupies (1$) et lui dit que je n'est pas demander à ce qu'elle me guide et tente de finir la conversation par un sourire. Plus tard je comprendrais qu'il est impossible d'installer des signes pour reconnaitre le chemin Ella Rock. Les personnes du coins connaissent les directions. Ce sont donc seulement les quelques touristes qui s'y aventure qui ne savent pas où aller.. et doivent échanger les renseignements contre un peu de monnaies. Ça fais donc partie de l'aventure vers Ella Rock.

 J'arrête sur un point de vue superbe et jongle un moment encore avec les Poi tout en regardant la vue qui m'inspire liberté et grandeur. Je bois un peu d'eau et continue a randonnée. Arrivé en haut j'essais d'ouvrir le fruit mystère avec mes doigts, sans grand succès. L'extérieure ressemble à un Jack Fruit ou bien à un Durian: une peau brune truffé de piques triangulaires et rigides. Je n'est pas de couteau, j'utilise donc une roche. Finalement pas très gouteux ni savoureux. Je le jette au bout de mes bras et savoure plutôt le paysages avec quelques noix caramélisé. En redescendant j'arriverais à m'orienter seul sans trop revenir sur mes pas  ; )

Le lendemain je monte à bord du train et me dirige d'avantage vers le centre du Pays. Le train est bondé de monde. J'entre dans la cabine du garde et discute un peu avec lui. Il accepte que je reste là pour la durée du voyage. Premier contact avec le train du Sri Lanka. Je regarde les champs de thé qui défile et me tient bien pour ne pas être éjecté par la porte grande ouverte devant moi. On monte, la température se refroidit et parfois nous avançons dans les nuages (beauté de la saison des pluies)  Les toilettes m'on surpris, c'est un trou directe sur le chemin de fer, mais avec un siège pour s'asseoir.. Vaut mieux faire ses besoin lorsque le train est en marche car c'est un peu intimidant aux arrêts lorsque les gens regarde par la petite fenêtre pour voir la face de celui qui pisse bruillament sur les rails   : )



Dominique Goineau




Tell the whole story with photos, right from your Messenger window. Learn how!

0 commentaires:

Enregistrer un commentaire