
Après avoir passé une semaine et demi sur le bord des plages, je décide d'aller d'explorer d'autres facettes du pays. J'ai en tête de faire une boucle et de passer par la jungle, les plaines, les montagnes et ensuite retrouver la côte ouest pour redescendre une fois de plus au sud voir les plages (la côte ouest est en pleine saison des pluies). J'opte pour le transport public et décide de faire le premier bout de chemin en autobus. Entre Mirissa et Kataragama, les autobus arrête régulièrement pour ramasser les gens. Certains semblent être près pour le travail, d'autres pour l'école. On me regarde secrètement ou bien on me fait des sourires. Pendant les 8 heures d'autobus je serais le seul blanc en vue. J'aime bien les vendeurs qui montent dans l'autobus pour quelques minutes et redescende. Certains transportent de gros plateaux de galettes de crevettes frittent et lentilles croustillantes au curies, certains on des portions de poix chiche salé accompagné de morceaux de noix de coco et chili séché et rôti (servis dans un petit sac de plastic), d'autres vendent des fruits, certain vont parler machinalement pendant quelques minutes en brandissant de petit dépliant qui vont distribuer à chacun en espérant en vendre quelques uns, quelques handicapés digne d'un cirque ancien vont se trainer le long de l'allée ou bien chanter en tendant la main, d'autres vont jouer du tamtam et chanter gaiement pour dénouer nos pensées tordues par la torpeur qui s'installe inévitablement après plusieurs heures de voyages.. Les bus public ne manquent pas de dynamisme.
Pour être un bus typiquement Sri Lankais, le véhicule doit premièrement boucaner noir, ensuite être déguisé avec des tissues colorés, des autocollants et affiches de Bouddha, Jésus et Vishnu au dessus d'un petit hôtel ou brûlent quelques bâtons d'encens, sans oublier un super système de son capable de produire beaucoup d'aiguës, mais surtout, surtout, il ne faut pas oublier le plus important. Un bus au Sri Lanka ne peut fonctionner sans un méga klaxon qui retenti continuellement. La sonorité est propre à chacun, comme une identité qui personnifie ce gros engin qui bouscule tout le monde qui se trouve sur le pavé, peut importe son âge ou sa grosseur. Tâsse toé de d'la, attache ta tuque pis trouve ben vite de quoi te tn'nir ; ) Une personne fortuné et ludique pourrait gagner à former un des super chauffeurs en conducteur de rallie automobile. Ça peut s'avérer une expérience stressante si l'ont a jamais voyagé en Asie du sud-est ou en Amérique centrale. On s'y habitue très rapidement, comme dans un parc d'attraction. On a donc longé la côte sud pour ensuite remonter vers les plaines et la jungle plus au nord. Depuis l'autobus, un beau parleur commence la conversation et désire avoir beaucoup d'information sur mon voyage et ce que je compte faire. Je lui fais un beau sourire et je lui dis que je ne veux pas discuter. Après quelques minutes il décide d'aller s'asseoir un peu plus loin. En descendant du bus à Kataragama, il me dit que tout est fermé ou complet car c'est une journée sacré et que je dois reprendre un autre bus pour aller à son endroit. Je continu à marcher pour m'en débarrasser. Évidement il avait tort et racontait n'importe quoi : en un rien de temps j'avais plusieurs offres de logis, de bons prix et tout. Après avoir visité 3 ou 4 pharmacies je réalise qu'il n'y a pas de sel de réhydratation. En fait, j'en trouverais seulement une fois pendant la durée de mon voyage (apporter les vôtres). Je demande quelques infos aux conducteurs de Tuk-Tuk et trouve un jeune homme qui me semble sympathique et parle anglais. On commence par visiter les environs. Il y a un temple Hindou et un autre Bouddhiste, un peu de nature.. et c'est tout. Pas grand chose à Kataragama. Le conducteur me propose de rester chez lui pour la nuit, avec sa femme et ses enfants. Je réponds que je vais regarder et décider après avoir vue. J'arrive chez lui, la famille est très accueillante, on me fait des sourires. Il m'indique la chambre. C'est la chambre de la petite fille qui pleure maintenant car on lui dit qu'elle va prêter son lit à un inconnu, blanc, qui ne parle pas Sinhala et qui sent différent, surtout après 8 heures de bus. Je décide d'accepter l'offre. Ce sera la pire nuit de tout les voyages que j'ai fais. Il y a déjà eu la nuit dans un hôtel miteux de Puerto Cortes au Honduras qui remporte la Palme Poubelle, mais cette nuit là remporte la Palme 'Morsures de Puces qui vont me Torturer pendant plus d'une Semaine'. Terrible. Ça va gonfler et que je vais gratter quasi-compulsivement à en devenir agressif. Mes fesses, mes hanches, mon dos et mon torse. Pffff!
Je ne garde pas de bon souvenir de cette partie du voyage. Je m'y suis arrêté pour visiter le parc national de Yala qui est près. Il faut savoir que le prix négocier avec un chauffeur inclus seulement le transport en jeep pour entrer dans la réserve et revenir. On doit aussi débourser environs 35$ supplémentaire comme droit de passage. Les chauffeurs de jeep ne le disent pas lors des négociations. Par chance j'avais tout juste le montant réclamé avec moi. Je ferais donc un safari dans la réserve faunique de Yala en étant frustré contre le chauffeur qui a passer proche d'avoir fais 2 heures de jeep pour rien (si je n'avais pas eu le montant sur moi), frustré contre tout et contre rien. Je vois noir et je vais bouder tout le long du safari. Il y a tellement de monde qui veut l'argent des touristes, qui se permettent de vendre de 4 à 8 fois le prix demandé par endroit, j'ai l'impression d'être un guichet automatique sur deux pattes. Aujourd'hui avec du recul je comprends que j'étais fatigué de la journée d'autobus de 8 heures, du 2 heures de route en jeep pour s'y rendre en plus d'une écoeurantite aigüe des requêtes de commerçants très désireux d'avoir enfin un touriste après cette longue période d'attente hors saison. Le restant du voyage sera heureusement agréable..
J'inclus quelques photos prisent lors du safari.
Dominique Goineau
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