25 déc. 2009

Galle - Unawatuna

Je viens de passer un mois au pays des épices. Le Sri Lanka est un endroit aux saveurs multiples: cardamone, cannelle, clou de girofle, curie, poivre, gingembre, tumérique, safran, cayenne  .. etc. Un paysage tapissé de plantation de thé qui est reconnue pour leur qualité supérieure à travers le monde. Facile de situer ce paradis sur une mappemonde: c'est la petite île au sud est de l`Inde. Il fait bon vivre au Sri Lanka, c`est un des pays les plus favorisé de l`Asie du sud-est. L`espérance de vie est de 70 ans, 50% des hommes et femmes peuvent lire et écrire, un faible taux de chômage..

Côté religion, ont peut observer une majorité Bouddhiste et Hindouiste de plus qu`une  quantité notable de Musulmans et de Chrétiens. Il n'est pas rare de voir une photo de Jésus à côté de Ganesh et de Bouddha. Un pot pourris de croyance un peu partout dans les autobus et restaurant. Les temples cohabitent les uns à coté des autres harmonieusement. Les secteurs qui ont été le plus colonisé sont plus susceptible d`être à majorité Chrétienne.

Après avoir arrivé à l`aéroport qui est situé tout près de Colombo (la capital), j`ai immédiatement remarqué la force militaire omni présente aux endroits stratégique de l`île. C`est la première fois que je vois des militaires avec des 'Uzi' dans un aéroport. Le Sri Lanka a connus plus de 20 années de guerre interne qui on vue fin au mois de mai 2009. Le sujet reste piquant, mais la sécurité et la paix règne.  Aucuns touriste n`on été tué pendant toute c'est années. La tension était entre un groupe d'extrémiste Thamil et l'autorité gouvernementale en place. Le nord du pays est encore fermé au touriste mais la plupart se parcourent très bien en train et en autobus public. Le service de transport est très bien développé. Sur les routes principales, les autobus passent aux 10 minutes. Il coute environ 1.50$ pour parcourir 5 heures d'autobus ou de train. Si on veut l'air climatisé et un plus de confort, il peut nous en couter 2.25$. Certains hôtels offre une navette privée entre 50$ et 100$.. Donc si vous allez au Sri Lanka, prenez le transport public! C'est facile de s'y aventurer, il y a toujours au moins une personne qui parle anglais. Au pire, le nom de la ville ou du village va être suffisant pour se faire indiquer ou descendre. En descendant de l'autobus, il y a toujours des taxi-moto à trois roues que j'appel des Tuk-Tuk. Là le prix augmente considérablement.. C'est environ 0.50$/km. Si on ne négocie pas, on peut se faire demander 2.00$/km.

Je sors donc de l'aéroport avec mon sac à dos et mon Duffel bag puis je me dirrige vers la route ou plusieurs sri lankais attendent. Un bus passe aussitôt et je monte à bord. Tout le monde me fond des sourires. Je suis un peu encombré par mes bagages. On me fait signe de déposer mes sacs à côté du conducteur. On m'offre des fruits que je ne connais pas et qui goutte plutôt bon. Après 3 autobus et 5 heures de transport j'arrive à Galle, deuxième ville en importance au pays. En descendant du bus il y a 3 personnes qui m'offre de monter à bord de leur tuk-tuk. Je leur fais un sourire et je me dirrige vers une petite rue ou je trouve un restaurant. Tout le monde me regarde. Évidement, je comprends qu'il n'y a pas beaucoup de touriste qui vienne dans ce coin ci. Une personne me salut et me parle en anglais. Affamé, je dévore mon premier plat de curie. 4 petits plats de délicieux curies et une montagne de riz blanc à manger avec la main droite. Très épicé et vraiment savoureux! Depuis ma table, une personne vient me faire la conversation. J'accepte son aide et je monte à bord de son tuk-tuk pour arriver à Unawatuna. Les premiers blancs que je vois depuis que je suis partie de l'aéroport. Unawatuna est un village au sud de l'île. L'infrastructure touristique est bien développée. On peut y trouver de petits 'Guest House' ou quelques hôtel.

Dès mon arrivé je me dirige vers une école de plongé pour commencer mon premier cour (Open Water) le lendemain matin. En 5 jours j'ai ma certification. Plusieurs beaux poissons, coraux et épaves de bateau. C'est tellement agréable de pouvoir respirer en dessous de l'eau et d'avoir autant de liberté de mouvement. Je trouve que ça ressemble à la chute libre en quelque sorte, mais au ralentie. Parfais pour relaxer de tout ce stress accumulé en Afghanistan. J'ai aussi pris un cour de cuisine sri lankaise. Nous avons commencé la journée en allant acheter les ingrédients au marché. De retour chez Sonja Health Food Restaurent, j'apprends à manier le moulin (ou râpe?) à noix de coco. Une fois qu'on a le bonne angle ça va, on a plus l'aire stupide ; )  Nous avons fais notre crème de coco et lait de coco qui serviront ensuite pour les curies. Nous commençons avec des Roti qui sont de petites crêpettes roulé autour d'un mélange de coco râpé, sucre brulé et lime. Après le thé, c'est au tour des curies: Curie d'Ananas, Curie de Citrouilles, Curie de Poisson, deux Curie de Lentilles et les fameuses 'Deviled Potato'. Tout aussi épicé les uns que les autres. Puisqu'il y a beaucoup d'épices en entier (non moulus), chaque bouché libère une saveur différente et harmonieuse. C'est en gouttant aux épices du Sri Lanka que l'on peut comprendre en partie pourquoi les Portugais, ensuite les Hollandais, puis les Britanniques on chercher à prendre le contrôle de cette île.

 

Le lendemain matin je fais une autre plongé pour aller voir l'épave de Rangoon, un vieux bateau coulé à 35m sous l'eau et qui est bondé de coraux et de poissons de toute sorte. En revenant à l'école de plongé, mon professeur Rohana prend un ton sérieux et me parle tout bas. Je comprends qu'il y a un homme Belge d'environs 50 ans qui est enfermé dans une chambre depuis trois jours. On me dit qu'ils l'on trouvé titubant et tombant sur la plage. Après l'avoir recueillis, l'homme à dit ne pas comprendre ce qui lui arrivait et qu'il avait besoin de dormir. Trois jours plus tard il n'a toujours pas sortit pour manger ou acheter de l'eau. Rohana me demande d'aller voir la situation. J'arrive devant la porte de sa chambre. Il y a environ 7-8 personnes qui discutent en Sinhala (la langue au Sri Lanka). La personne en charge m'explique que le propriétaire de l'endroit est partit pour quelques jours et qu'il est en charge pour la première fois. Stressé, il me demande si je peux faire quelque chose car son patron va revenir et il ne sera pas content de voir ça. Je regarde à l'intérieur. Une forte odeur d'urine et de renfermé me frappe en plein visage. Un homme complètement nue et confus est assis/accroupit sur le bord du lit. Il y a du liquide et une substance blanchâtre sur le sol. J'établis un premier contact qui est plutôt facile car il parle français et semble soulager de parler sa propre langue enfin au milieu de tout ce chaos. Je ferme la porte pour lui redonner un peu de dignité devant tous ces yeux braqués sur lui. Alain est complètement déshydraté et vidé. Il raconte des bouts de conversation qui ne se tienne pas du tout. J'essaie de lui donner de l'eau. Sa bouche est remplit d'un mucus blanc. Il a des spasmes et n'a pas assez de force pour tenir la bouteille d'eau. Je porte la bouteille à sa bouche. Sa gorge se contracte et il lutte contre les spasmes. Après plusieurs minutes nous arrivons à avoir la première gorgée. Déjà après le premier litre d'eau ces yeux sont plus ouverts. Confusion et chaos. Je commande un bol de fruit frais pour lui donner un peu d'énergie. Les premières bouché on été difficile mais ensuite ça l'a passé rapidement. Après deux litres d'eau et un bol de fruit j'arrive à comprendre un peu plus les mots qu'il articule, mais rien ne fait de sens. Avec son accord, je fais les bagages et on a comme projet d'aller à l'hôpital. Il me demande le but de se projet, pourquoi? Confusion. J'arrive dans sa bulle après trois jours à lutter contre je ne sais quoi et je déstabilise tout son monde. Comme un enfant qui doit aller à l'école pour la première fois. Après plusieurs minutes à essayer de s'habiller, il accepte que je le fasse pour lui. Ses membres sont raides et son corps ne plie pas. Je regarde son passeport et j'arrive à peine à reconnaitre l'homme que je vois sur la photo. Clairement, il a perdu énormément de poids et ça peau montre des signes de déshydratation avancé. Je lui demande un montant d'argent pour donner au propriétaire de la chambre afin de payer pour le matelas et le dégât causé à la chambre. Tout le monde est soulagé. Nous y voilà, le grand décollage.. On ouvre la porte. À plusieurs, nous arrivons à descendre les escaliers sans tomber et nous montons à bord d'un tuk-tuk, ce qui fut tout un travail car ses jambes ne pliaient pas. Heureusement pour nous, Alain n'est pas pesant. J'ai appris que lorsque l'ont emmène une personne à l'hôpital, nous somme responsable pour cette personne et pour les coûts engendré. Heureusement pour moi, Alain avait beaucoup d'argent liquide ainsi que deux carte de crédit. Après avoir passé un scan pour la tête, plusieurs prises de sangs et d'autres tests, les docteurs ne savent toujours pas la cause. On peut par contre dire qu'Alain à fais un 'stroke'. Pendant son inconscience, ses poumons se sont remplis de régurgitation.. ce qui lui donne maintenant une pneumonie. La déshydratation extrême ainsi que le manque de nourriture n'ont pas aidé non plus. La deuxième journée j'arrive enfin à contacter l'ambassade de la Belgique et de leur exposer la situation. Après avoir mis en contact le docteur en chef de l'hôpital avec l'ambassade Belge, tout le monde accepte de me décharger pour que je continus mon voyage. Rendue dans ma chambre, soulagé je fonds en larme. Beaucoup d'émotion ont attendu ce moment pour monter à la surface.

 

La suite dans la prochaine lettre!

 

Dans les photos, ont peut voir comment les pêcheurs s'installent sur des échafauds en eau peu profonde. Il y a les photos du cour de cuisine ainsi que notre visite au marché.

 

 

Dominique Goineau





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